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Qu’est ce que la « sur-connexion » sexuelle? Mes réponses pour Le Bonbon

Sommes-nous tous en proie à la sur-connexion sexuelle ?

© Getty Images
On en a fait du chemin depuis ce bon vieux Chatroulette. Je souhaiterais dédicacer cet article à ma grand-mère qui, si elle me lit, doit être bien contente d’être née en 1948. Casques VR, poupées plus vraies que nature et hologrammes : bienvenue dans le monde merveilleux du sexe 3.0.

Si on est de toute évidence déjà sur-connectés les uns aux autres (la preuve, vous avez déjà taggué deux potes sur cet article sans même l’avoir encore lu), l’omniprésence du sexe est en train de furieusement envahir l’Europe. Pourquoi l’Europe et pas ailleurs ? Parce qu’on est à la traine pardi ! Vous saviez qu’à Tokyo, le premier cybercafé porno en réalité virtuelle (un sex shop dédié à la VR autrement dit) avait ouvert ses portes en 2016 ? 

Sachez néanmoins que la sur-connexion sexuelle ne commence pas lorsque vous vous procurez votre premier Occulus Rift, non. Les racines du phénomène sont déjà dans votre téléphone puisqu’elles résident dans toutes les applications et sites de rencontre. On vous rassure, il ne suffit pas d’être complètement graphomane sur les réseaux pour être sur-connecté. Quoique.

Pour nous éclairer un peu sur la partie empirique de ce terme, nous avons contacté Claire Alquier, sexologue et thérapeute de couple. Elle distingue deux versants complémentaires de la sur-connexion sexuelle : d’un côté les applications et sites de rencontre, de l’autre le matériel technologique qui, lui, fait davantage appel aux sens. Explications.


Toi, moi et nos téléphones

On vous le disait l’année dernière dans cet article, s’il y a bien quelque chose qui risque de mettre un sacré coup à votre couple, ce sont les réseaux sociaux. Nous sommes présents et connectés à chaque instant. Si vous êtes célibataire, les plateformes de rencontre en ligne sont peut-être devenues la bouée de sauvetage de quelques-unes de vos soirées en solo.

Claire Alquier voit d’un bon œil les applications et sites de rencontre. Pour elle, la différence est précieuse et ces sites permettent de rencontrer une personne que l’on aurait sans doute loupée dans la vraie vie. Pour elle, le vice s’installe lorsqu’on commence à surfer sur les sites « de niche » (pour ceux qui sont pro gluten, plus chia que quinoa, plutôt chats que chiens, plutôt ronds-points que carrefours, etc.) « comme s’il fallait que l’on s’isole « entre pairs »»,déplore-t-elle.

Autre effet pervers de la sur-connexion sur les applis de rencontre : la facilité de nexter et la non-satisfaction qui en découle. Il y a toujours le choix, et surtout, il nous semble qu’il y a toujours mieux. Cette obsession, cette quête constante, épuise nos facultés d’attachement autant qu’elle enrichit les concepteurs d’appli de rencontre et révèle surtout une peur de la solitude et du vide, alimentée par une réalité parfois (souvent ?) déceptive.

Lire la suite de l’article sur Le Bonbon par ici.

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