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Quand le bonbon me demande quelles sont « les 5 questions les plus posées aux sexologues »?

Pas facile de passer le cap et d’aller voir un sexologue pour se confier sur ses problèmes intimes. Alors on a fait le travail pour vous et on a fait appel à Claire Alquier, sexologue et thérapeute de couple à Paris, pour élucider le mystère des questions les plus abordées dans un cabinet de sexologue.

La question de la normalité.

Claire Alquier : De manière générale, c’est la question de la norme qui se pose énormément. Comment moi je me vis dans mon intimité par rapport aux autres. Est ce que je suis normal(e) d’avoir envie ou pas envie ? Il existe chez mes patients un besoin de réassurance. « Je ne me sens pas connecté(e) avec mes envies. » revient beaucoup, surtout chez les femmes entre 25-45 ans qui ne sont pas encore dans le lâcher-prise.

J’organise des ateliers collectifs, avec une asso qui s’appelle le cabinet de curiosité féminine. On est 2 à animer les ateliers et on aborde différentes thématiques. On travaille sur la déconstruction des croyances. Comment on se place par rapport à notre culture, à notre éducation, à la religion ? La liberté de parole est primordiale pour une vie sexuelle épanouie.

La perte du désir dans le couple. Comment y remédier ? 

Claire Alquier : Les questions de libido sont bien sûr beaucoup abordées. Les relations qui se sont un peu écornées. C’est au cas par cas, il n’y a pas de vérité à proprement parler, mais il existe tout un tas d’ingrédients qui peuvent favoriser le désir. Lors de mes consultations, j’aborde surtout le sujet de la déculpabilisation. La sexualité n’est jamais linéaire, en fonction des rencontres, de la vie familiale… tout vient nourrir ou alimenter le désir. Arrêtons de se culpabiliser, de vouloir être performant.

Si les deux ont envie de changer et de retrouver leur sexualité il faut retrouver une intimité. Jouer sur l’érotisme et le fantasme, sur les sensations. Travailler sur la surprise. C’est tout ce côté là qu’on perd au fil du temps. Accordez-vous une soirée qui sort de l’ordinaire. Préparez un cadre avec des bougies… reconnectez avec les sensations tactiles, reconnectez les corps.

Pour les couples qui durent dans le temps, je leur conseille de travailler sur les mots : l’écriture érotique n’est pas une évidence pour tout le monde mais peut beaucoup aider. La littérature, la culture, qui nourrit l’envie d’être avec l’autre. Aller au théâtre, voir une expo érotique ou sur le plaisir peut être très efficace pour décentrer le problème sexuel et permettre de retrouver le désir.

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La meilleure contraception est celle que l’on choisit

Cela fait 49 ans que la loi Neuwirth, autorisant l’usage des contraceptifs, est entrée en vigueur. En 2010, d’après le baromètre santé de l’Inpes [1], 90,2% des femmes sexuellement actives, ayant un partenaire homme, non enceintes et ne cherchant pas à avoir un enfant, utilisent une méthode de contraception. Pourtant, 220 000 avortements sont pratiqués chaque année. Si ce chiffre est stable depuis 2006, il représente néanmoins une grossesse sur cinq [2] non désirée.

En quelques années, les méthodes contraceptives se sont pourtant beaucoup diversifiées. Chaque femme, homme, couple a donc la possibilité de choisir le moyen contraceptif qui lui convient le plus. Et c’est ce qui parait primordial : utiliser une méthode adaptée, propre à chacun, en tenant compte de son mode de vie, de sa situation médicale, de sa personnalité… c’est en garantir une meilleure efficacité.

Le dispositif intra-utérin, DIU, stérilet :

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Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence : au nom du père, du fils, et du saint latex

Cornettes de bonnes sœurs, robes à paillettes, accessoires décalés et maquillages éblouissants, voilà comment reconnaître les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Vous les avez peut-être déjà vues officier sur fond de musique disco à Solidays, défiler, tenir des stands dans diverses manifestations, ou arpenter très régulièrement les rues et bars de Paris (mais pas que).
Rencontre avec Sœur Rose de la Foi de ta Mère et Sœur Maria-Culass du couvent de Paname, pour une discussion à bâtons rompus sur le mouvement des Sœurs, leur engagement, actions, observations et questionnements. La messe fut dite.

Qui sont les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence ?

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De l’essai Ipergay jusqu’à la PrEP : un nouveau moyen de lutte contre le SIDA

Si le terme « Ipergay » est inconnu de la majorité, celui de « PrEP [1] » nous est depuis le mois de Décembre 2015, un peu plus familier. On le lit dans les médias, on en entend parler. Mais finalement sait on vraiment ce que cela représente ? Le terme PrEP qui signifie « prophylaxie pré-exposition » est une nouvelle stratégie de prévention de la contamination au VIH. Son principe est simple, il s’agit de proposer à des personnes ayant des comportements sexuels à risque, un médicament actif contre le virus afin de réduire, voire d’empêcher le risque de le contracter.

Ce nouveau mode de prévention m’a interpellée. En effet, de prime abord on peut penser qu’il est peu commun de donner un traitement en prévention plutôt que de travailler sur les comportements, afin de lutter contre la contamination au VIH. Ce n’est évidemment pas si simple. Pour nous éclairer, j’ai rencontré Martin SIGUIER médecin spécialisé dans la médecine interne et infectieuse, que vous avez déjà pu entendre lors de notre émission radio « sexualité et VIH ».

Rencontre avec Martin SIGUIER, Infectiologue

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